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Saison 11

Saison 11

Faites entrer l'accusé

05/09/2010 19 épisode(s) Saison 11

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Épisodes

Francis Leroy - Le tueur de la pleine lune
Épisode 6 · Francis Leroy - Le tueur de la pleine lune
07/11/2010 · 1h 30

Françis Leroy a-t-il commis ses crimes sous l’influence de la lune ? C’est ce qu’il prétend. Par deux fois, il a tué. Il a aussi violé à deux reprises, et commis de multiples agressions. Toujours en période de pleine lune ! La justice, des experts se sont intéressés à cette thèse. Pour se demander finalement, s’il n’agissait pas en période de pleine lune, tout simplement pour y voir plus clair, lorsqu’il épiait ses victimes… Le soir du 24 janvier 1984, à Lembras, près de Bergerac en Dordogne, le corps de Jacques Royère, est retrouvé devant le domicile de sa compagne, lardé de sept coups de couteau. L’homme venait d’appeler chez elle. Au téléphone, il avait bien senti que quelque chose n’allait pas. Alors, il a décidé de venir voir sur place ce qui se passait. Et quand il est arrivé, son amie et ses enfants étaient séquestrés chez eux, par un homme cagoulé. Jacques s’est retrouvé nez à nez avec l’agresseur, pour un face à face tragique. Les gendarmes reconnaissent aussitôt le mode opératoire. C’est la neuvième fois, en six ans, que cet homme à la cagoule séquestre ainsi, pendant plusieurs heures, des familles de la région. Ses victimes décrivent un homme grand, maigre, masqué, armé d’une carabine cassée. Et puis, il sent… le sous-bois. Son comportement semble irrationnel. Parfois, il parle avec l’accent espagnol, demande de l’argent et une voiture pour ne repartir qu’avec des broutilles. Parfois, il viole. Il est ainsi revenu deux fois dans la même maison. En 1981, pour s’attaquer à la fille de 12 ans. Un an plus tard, pour violer la mère. Mais à Lembras, il allé encore plus loin. Pour la première fois, il vient de tuer. Faute de piste probante, les gendarmes s’intéressent à un livre de Simenon, Le fou de Bergerac. Et si leur homme s’inspirait de ces aventures ? Elles ont même fait l’objet d’un Maigret qui a été tourné dans la région, peu avant les premières agressions ? Et si l’un des protagonistes du film était mêlé à tout cela ? Le chauffeur peut-être ? De leur côté, les policiers se rendent compte que les agressions ont toutes eu lieu en période de pleine lune. Quand ils en parlent autour d’un café, un collègue des renseignements généraux, se souvient d’un homme qu’on avait surnommé "l’assassin de la pleine lune", vingt ans plus tôt. Un homme qui s’appelle Francis Leroy et qui a été condamné à vingt ans de prison pour le meurtre de Christiane Prudet, à Saintes, une nuit de pleine lune ! Il avait été confondu l’année suivante à la suite d’une deuxième agression qui avait tourné court. Aujourd’hui, l’homme est sorti de prison, et mène une vie sans histoire au centre équestre de ses parents, à Périgueux. Mais, lors d’une perquisition, les policiers tombent sur des cartes bleues dérobées dans le Périgord, et surtout, une crosse de fusil ! Arrêté, Leroy passe des aveux détaillés. Pour toute explication, il évoque sa croyance dans les phénomènes paranormaux. Et puis… l’influence de la lune. Pendant cinq années d’instruction, le juge va demander à des experts d’évaluer l’impact de l’astre sur Francis Leroy. Sans que les rayonnements lunaires n’influencent finalement beaucoup le magistrat. Le procès aura bien lieu. Là encore, il est beaucoup question de la lune. Mais les jurés ne s’en laissent pas compter par le Pierrot poétique qu’on leur présente. Ils voient en Leroy un récidiviste "narcissique manipulateur et pervers", étouffé par une mère surprotectrice. Ils le condamnent à la prison à perpétuité.

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Jacqueline Carrère-Ponthieux - Innocentée après 13 ans
Épisode 7 · Jacqueline Carrère-Ponthieux - Innocentée après 13 ans
21/11/2010 · 1h 30

Acquittée ! Après 13 ans de marathon judiciaire ! C’est l’histoire incroyable de Jacqueline Carrère-Ponthieux, accusée d’avoir assassiné son mari, et qui clame depuis toujours son innocence. Dans Faites entrer l’accusé, elle revient sur ces années de combat. Une bataille dans laquelle 23 experts ont été commis, et quatre procès d’assises ont été ouverts. Une affaire invraisemblable, au terme de laquelle personne n’a pu mettre un nom sur le meurtrier de Gérard Ponthieux… Tout a commencé le 22 septembre 1997, en pleine nuit, au Sulky, un bar de Nogent sur Marne. Son propriétaire a été agressé dans son lit, à l’étage. Son corps est lardé de coups percés avec un objet tranchant. Jacqueline, sa femme, qui dormait à ses cotés au moment de l’agression, témoigne. Ils se sont couchés vers 22h, après le souper. Vers 2h30, un homme les a réveillés, leur a demandé la caisse et la recette PMU. Elle est descendue la chercher au rez-de-chaussée. Et quand elle est remontée, l’homme avait disparu. Gérard gisait dans son lit, ensanglanté. L’autopsie révèle que Gérard Ponthieux n’a pas lutté avec son agresseur. Sur ses bras, l’expert relève des traces de défense, mais pas de riposte. Etonnant, quand on sait que Gérard était un sanguin, pas le genre d’homme à se laisser voler sans broncher. L’analyse toxicologique va fournir une explication satisfaisante. Elle décèle un taux anormalement élevé de Gamma OH dans le sang de Gérard. Il aurait été drogué avec du GHB, la drogue du violeur, ce qui expliquerait son apathie au moment des faits. Sa femme, qui a passé la soirée avec lui, est le suspect numéro un. D’autant plus qu’elle a un mobile : l’argent. Depuis leur rencontre onze ans plus tôt, ça a toujours été un sujet de tension au sein du couple. Surtout depuis que Jacqueline s’était fait la belle en emportant 200 000 francs ! Elle était revenue, mais elle avait dépensé tout l’argent… Depuis, Gérard lui avait fait signer une reconnaissance de dette. Et depuis que Jacqueline gérait la comptabilité du Sulky, la situation financière du bar était catastrophique. Gérard, venait-il de tout découvrir ? Dans cette affaire la police n’a jamais retrouvé l’éventuel complice de Jacqueline Carrère. Mais la justice la poursuit quand même pour complicité d’assassinat. L’accusant d’avoir au moins drogué son mari pour l’affaiblir dans son sommeil. Seulement, au procès, l’expert toxicologue provoque un coup de théâtre ! A la lumière des progrès scientifiques, il révèle que le Gamma OH retrouvé dans le sang de Gérard a pu être secrété par le cadavre. L’accusation s’effondre. Mais le médecin légiste va la relever. D’après lui, les résidus retrouvés dans l’estomac prouvent que la victime a mangé peu de temps avant sa mort. Jacqueline aurait donc menti sur l’heure de la mort ; le procès renvoyé pour complément d’information. Lorsqu’il est rouvert, Jacqueline comparait cette fois pour meurtre. Les jurés découvrent avec stupeur les témoignages des enfants de Jaqueline. Avant de connaître Gérard, elle en a eu trois, qu’elle a tous abandonnés ! Un ex mari vient rappeler son goût immodéré pour l’argent. La défense ne s’en relève pas. Jacqueline Carrère-Ponthieux est condamnée à 15 ans de prison, et fait appel. Troisième procès, et nouveau rebondissement ! Un pompier intervenu chez les Ponthieux la nuit du crime, affirme que Gérard « gaspait ». En clair, il agonisait encore à 2h40 ! L’agression venait donc d’avoir lieu, comme l’a toujours dit l’accusée ! Le procès est à nouveau renvoyé. Pour son dernier rendez-vous avec la justice, la défense de Jacqueline Carrère- Ponthieux tire à boulets rouges sur l’enquête. Des éléments d’intrusion extérieure ont été relevés chez les Ponthieux la nuit des faits. Aucun n’a été exploité. Une tenaille trouvée sur le toit, une trace de pas sur une chaise de la terrasse, un mégot dans la cuisine… Plus fort, sur une photo, on voit une barre métallique au pied du lit. L’arme du crime ? On ne le saura jamais. La barre n’a pas été mise sous scellé… En moins d’une heure de délibérés, Jacqueline Carrère-Ponthieux est acquittée.

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André et Geneviève Gournier - Morts sans ordonnance
Épisode 8 · André et Geneviève Gournier - Morts sans ordonnance
05/12/2010 · 1h 30

André et Geneviève Gournier se sont-ils suicidés ou bien ont-ils été empoisonnés par leur fils ? Empoisonnés par une injection de Tracrium, une forme de curare utilisée dans les blocs opératoires ?... Pour les enquêteurs, cette dernière thèse était la plus crédible. Ils se sont trompés. Après 10 ans de marathon judiciaire et une condamnation par les Assises de la Loire, Jean-Paul Gournier a finalement été acquitté. Reste la thèse du suicide. Techniquement possible, mais difficile à concevoir… Reste un mystère. Comment et surtout pourquoi cet homme de 75 ans et cette femme de 81 ans sont-ils morts ?.... C’est le 30 novembre 1999, dans leur maison de Saint-Priest-en-Jarez, dans la Loire, qu’on a découvert les corps d’André et Geneviève. Tous deux étaient affalés sur des fauteuils du salon, à côté de la cheminée. Dans la cuisine, le bouton du gaz était ouvert, mais il n’y avait pas d’odeur suspecte et la bombonne était vide. Dans une chambre, le fer à repasser était allumé, et posé sur un rideau en nylon. Et sur le bras de Geneviève, il y avait une trace de piqûre... A l’époque, les premiers rapports concluent à une mort naturelle. Un empoisonnement, peut être par des champignons, comme le suggère le fils du couple, qui est médecin et qui ne les a pas trouvés très bien la veille des faits… mais l’explication est un peu courte pour le juge, qui demande une expertise toxicologique. En attendant les résultats, la vie du couple est passée au crible. Et elle n’a pas toujours été simple. En 1974, Geneviève avait 57 ans quand elle a découvert que son mari la trompait. Pendant 25 ans, elle le lui a fait payer ! En faisant chambre à part, en lui lançant des " bras d’honneur " dès qu’il avait le dos tourné... En 1997, deux ans avant leur mort, elle a découvert que son mari la trompait encore. Le retraité fréquentait une prostituée, sur une aire d’autoroute. Depuis, elle répétait à tout le monde qu’elle le tuerait, et qu’elle brûlerait cette maison, qui a abrité ces adultères. Pour les proches des Gournier, l’affaire est entendue. Geneviève a tué André et s’est suicidée ensuite. Mais l’enquête montre aussi que les deux retraités avaient des projets pour les mois à venir. Les policiers se penchent sur l’emploi du temps du couple, pour apprendre que deux jours avant le drame, André est allé voir la prostituée. Il était rentré blessé au crâne après un accident de la route. Alerté, son fils Jean-Paul, cardiologue, était passé dans la soirée. Et le lendemain, il est revenu faire une prise de sang à ses parents. Il est donc le dernier à les avoir vus vivants. On va l’accuser de les avoir tués. Car le résultat des analyses toxicologiques révèle que les époux Gournier ont été empoisonnés. Par injection de Tracrium ! Un produit utilisé en anesthésie. Et comme Jean Paul Gournier est aussi chirurgien, le lien est vite fait. Placé en garde à vue, l’homme nie farouchement le double assassinat de ses parents. Mais les policiers lui ont déjà trouvé un mobile. L’argent de l’héritage. Car, au moment des faits, il est très endetté. Pour ne rien arranger, la thèse du suicide prend l’eau : sur place, les enquêteurs n’ont retrouvé ni l’ampoule, ni la seringue que Geneviève aurait utilisées avec ou sans l’accord de son mari. La défense trouve la parade grâce à une photo des lieux du drame. On y voit des cendres dans la cheminée. Elles n’ont jamais été fouillées. Geneviève a pu y jeter la seringue juste avant de se laisser mourir sur le fauteuil. Mais les expertises vont mettre à mal cette thèse. Toutes concluent, compte tenu de la quantité de Tracrium retrouvé dans le corps des victimes, que la paralysie liée au curare, est intervenue très rapidement. Et surtout trop vite pour que Geneviève n’ait le temps de faire les quelques pas qui séparait la cheminée du fauteuil où on l’a retrouvée. A son procès, Jean-Paul Gournier conteste les résultats des expertises. Mais il semble arrogant et fait mauvaise impression aux jurés qui le condamnent à 25 ans de prison. Alors le chirurgien fait appel. Cette fois, il se défend mieux, et surtout, il peut s’appuyer sur les travaux d’un spécialiste canadien qui soutient que Geneviève a pu marcher quelques secondes après l’injection de Tracrium. En 2009, Jean-Paul Gournier est finalement acquitté par la cour d’assises du Rhône.

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