Suivi statistique Matomo

Saison 14

Saison 14

Faites entrer l'accusé

08/09/2013 20 épisode(s) Saison 14

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Épisodes

Sophie Berkmans - Le meurtre de la rhumatologue
Épisode 2 · Sophie Berkmans - Le meurtre de la rhumatologue
15/09/2013 · 1h 30

Son meurtrier s’est acharné. Il l’a battue à mort, étranglée et égorgée, avant de s’éclipser dans Valenciennes. Sophie Berkmans avait 41 ans. Elle a été assassinée le 7 octobre 2002, en pleine journée, dans son cabinet médical. Personne n’a rien vu ; rien entendu. Jolie, souriante, la jeune rhumatologue jouissait d’une excellente réputation dans le Nord. Ici, on l’appelait « Dr Miracle ». Toute dévouée à ses études, puis à ses patients, et aux anciens mineurs auxquels elle consacrait quelques heures de consultation par semaine ; elle était encore célibataire et n’avait pas d’enfant. Elle travaillait beaucoup, voyait souvent sa sœur, et plus épisodiquement, un homme, Rachid. Une femme discrète, et à la vie si rangée que les policiers se sont cassés les dents sur le dossier. Pas une faille, pas un indice, dans lequel chercher une piste. Celle du meurtre passionnel n’a pas fait long feu. Celle du tueur en série a surgi le 30 octobre, trois semaines plus tard, quand le corps d’une étudiante a été découvert près de l’autoroute, à quelques centaines de mètres du cabinet de Sophie Berkmans. Là aussi, le meurtrier s’était acharné sur sa victime. En ville, la colère a laissé place à l’inquiétude. Qui serait la prochaine victime ?… Mais cette piste aussi a tourné court. La police a retrouvé l’assassin de l’étudiante. Ce n’était pas celui de la rhumatologue. La mort de Sophie Berkmans est restée un mystère pendant de longues années. Six ans avant que les policiers ne découvrent enfin à qui appartenaient les ongles sales qu’ils avaient ramassés sur la scène de crime.

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Marc Machin - Les meurtres du pont de Neuilly
Épisode 3 · Marc Machin - Les meurtres du pont de Neuilly
22/09/2013 · 1h 30

Les questions fusent.... « Il était bien sur le pont de Neuilly, le 1er décembre 2001 ? C’est bien lui qui a tué de plusieurs coups de couteau Marie-Agnès Bedot ? » Marc Machin a 19 ans et déjà une longue expérience des commissariats et des auditions. Mais, cette fois, la musique a changé ! Plus question de vols, de bagarres, ni même d'agressions sexuelles... C’est d'un meurtre dont on l'accuse, et ce sont les policiers du 36, Quai des Orfèvres qui le passent sur le grill. Son passé joue contre lui. Son emploi du temps, ce jour-là, est flou. Il était ivre et avait erré toute la soirée. Il ne se souvient pas de grandchose. Et puis une femme l'a vu sur le pont à l'heure du crime ! Une infirmière, à qui il aurait fait une proposition indécente. C’est grâce à elle et à cette petite phrase obscène que les policiers sont même remontés jusqu'à lui ! Alors, Marc Machin finit par craquer. Il avoue. C'est lui qui a tué la mère de famille, au petit matin, alors qu'elle partait à la salle de sport. Mais, un mois plus tard, le jeune homme revient sur ses aveux dans le bureau du juge. Il explique que le commandant Jean-Claude Mulles, l'un des policiers les plus chevronnés du 36, l'a « attendri » et acculé à des aveux qui n'ont pas de sens ! Peu importe le témoignage de l'infirmière, peu importe qu'elle ait décrit son blouson d'aviateur et qu'elle l'ait reconnu : il est innocent de ce meurtre ! Marc Machin se débat comme un diable, mais il ne convainc pas. Et ce n'est pas l'affaire Judith Araujo qui ébranlera la conviction du juge. Quand, six mois plus tard, le 22 mai 2002, on retrouve au petit matin le corps de cette femme, déchiqueté à coups de tessons de bouteille, sur le pont de Neuilly, il n'établit pas de lien entre les deux crimes. Pour l'affaire Bedot, la messe est dite !Marc Machin est condamné à dix-huit ans de prison, dont douze de sûreté. Personne, ni ses juges, ni les familles des victimes, ni la presse, ni lui-même ne peut imaginer qu'un homme poussera la porte du commissariat de la Défense, le 4 mars 2008. Un homme qui sait ce qui s'est passé réellement sur le pont de Neuilly et qui va mettre un terme à l'une des plus grandes erreurs judiciaires françaises...

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Les mensonges de Denize Soares
Épisode 6 · Les mensonges de Denize Soares
20/10/2013 · 1h 30

Sur le billet, c’étaient des vacances en famille. Trois semaines au soleil du Brésil. Mais pour Sébastien Brun, un jeune fleuriste de Grenoble, le voyage a tourné à l’aller simple. Il n’est jamais monté à bord de l’avion qui a ramené en France sa compagne, Denize Soares, et leur bébé de huit mois. Commerçant prospère et ambitieux, jeune papa heureux en ménage depuis quatre ans avec une jeune Brésilienne, l’homme a décidé de tout quitter sur un coup de tête ! Sa famille, son magasin et ses amis… Il voulait refaire sa vie au Brésil. C’est ce que Denize a dû expliquer elle-même à ses beaux-parents. Car les Brun lui ont évidemment posé beaucoup de questions. Sébastien ne donnait aucune nouvelle… Denize Soares a tenté de les rassurer : leur fils était tombé sous le charme du pays. Avant d’avouer qu’il avait des ennuis en France. Il était racketté et s’était exilé pour échapper à ses « créanciers ». En plus, il avait le sida et il faisait du trafic d’armes ! Et puis, elle a dû admettre que Sébastien l’avait tout simplement quittée. Elle a même porté plainte contre lui pour abandon de famille. Inquiets et complètement perdus, les parents Brun se décident tout de même à faire le voyage, en avril 2005. Mais, au Brésil, personne ne semble avoir vu Sébastien depuis le mois d’août. Ils préviennent aussitôt la police... qui découvre des mouvements suspects sur le compte bancaire du disparu. Denize s’est largement servie. Elle a même signé de fausses procurations pour solder des contrats d’assurance-vie ! Étrange… Mais la jeune mère de famille explique qu’elle n’a pas eu le choix : elle est sans ressources avec deux enfants !

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Sur la piste de Salaun et Pallatin
Épisode 10 · Sur la piste de Salaun et Pallatin
01/12/2013 · 1h 30

Il est 8 h 30, ce 29 juillet 1995, quand un agent du PC de sécurité du Crédit Agricole du Rhône, alerte le commissariat de Thonon-les-Bains : un braquage est en cours dans une agence de la ville ! Il en est certain : il suit le hold-up en direct, grâce au système d'enregistrement qui le relie à toutes les succursales. Il sait qu'il y a deux braqueurs dans la banque ; sans doute, un troisième dehors. Ils sont calmes. Ils ont pris des clients en otages. Des pros ! Les policiers foncent sur place. Un collègue, resté en liaison avec l'agent de sécurité, tente de les prévenir, par radio. Ils sont repérés. Mais il est trop tard ! Un coup de feu crève la vitre de l'agence bancaire. Les policiers ripostent, et reçoivent une rafale d'arme automatique. Au PC de sécurité, l'agent de surveillance n'en croit pas ses oreilles. Il assiste, impuissant, à une véritable scène de guerre. Quand les tirs s'arrêtent, les braqueurs ont pris la fuite. Deux policiers sont blessés. Leur collègue est mort. Il venait d'avoir quarante ans. La PJ prend l'enquête en main. Elle a à faire à des hommes qui avaient bien préparé leur coup. Pour passer par la fenêtre des toilettes, la seule pièce à ne pas disposer de système d'alarme, ils avaient scié ses barreaux, quelques heures plus tôt, et pris soin de replacer la grille en la refixant avec du ruban adhésif du même vert que celui de la banque ! Sur place, les policiers ramassent des douilles en grand nombre et relèvent des traces de sang ; l'un des braqueurs a été blessé. Les témoins ont vu trois ou quatre hommes s'enfuirent à bord d'une Renault 21. Et quand on retrouve la voiture, elle contient encore une perruque, des sandales, des lunettes et l'arme du crime : une Kalachnivov. Il y a aussi un cheveu, sur un appui-tête. Et puis, les policiers disposent d'un élément capital pour confondre, un jour, les hommes qui ont tué l'un de leur confrère : la bande son du hold-up. Beaucoup d'indices, donc. Mais c'est d'un "indic" que va venir la première piste sérieuse. Le coup de Thonon-les-Bains ? C'est "Jésus" qui l'aurait monté, avec un certain "Pierrot". "Jésus", ou Salaün, de son vrai nom, est un homme qui a un casier déjà chargé. Un bagou à la Belmondo, une gueule digne d'un film de Melville, ce "voyou à l'ancienne" est déjà recherché pour un autre braquage dans la Sarthe. La traque commence. Mais quand les enquêteurs mettent enfin la main sur leurs "tueurs de flic", René Salaün, Pierre Pallatin, et Nenad Dzambas, nient farouchement. Et ils ne manquent pas d'arguments : un alibi, une fenêtre trop petite pour leurs épaules, un ADN inconnu, une bande son peu probante... Pour la justice leur compte est bon. Mais des années plus tard, Salaün et les siens crient toujours à l'erreur judiciaire.

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Philippe Rivet - L'ambition mortelle
Épisode 11 · Philippe Rivet - L'ambition mortelle
15/12/2013 · 1h 30

D'abord, il y a eu le bruit. Celui d'un avion supersonique. Et puis, les murs ont tremblé, les vitres ont volé en éclat et la fumée s'est infiltrée partout... Une bombe a explosé au Sicapg, le syndicat chargé des questions d'environnement de la presqu'île de Guérande ! Complètement paniqués, les employés se précipitent à l'extérieur où ils contemplent, sans y croire, la façade en lambeaux. Et ils se comptent... Jacques Leparoux n'est pas là. Ce 24 novembre 2000, le technicien préparait un pot d'adieu dans la salle de réunion ; celle où s'est produite la déflagration ! Ses collègues racontent qu'ils l'ont vu passer quelques minutes plus tôt avec une chaîne hi-fi dans les mains pour fignoler les préparatifs de la fête. Dans la pièce ravagée, les policiers relèvent les débris et les tables déchiquetées. Le corps de la victime a été complètement soufflé. Quant à la chaîne hifi, il n'en reste pas grand chose. La charge explosive se trouvait à l'intérieur. D'après les témoignages, l'appareil avait été livré quelques mois plus tôt au Sicapg et il était resté dans son carton jusqu'à ce que Jacques Leparoux ne décide de le déballer. L'expéditeur est inconnu mais sur le bon de livraison qui accompagnait le colis, le destinataire est clairement mentionné : Christophe Priou ; le maire du Croisic (Loire-Atlantique), une figure montante de la droite locale. Qui peut bien en vouloir à cette personnalité respectée pour sa probité et appréciée de ses concitoyens ? Pour tout indice, les enquêteurs ne disposent que d'un bon Fedex ? qui se révèle être un faux ? et du bidon de bière, rempli d'explosifs, qui avait été dissimulé dans la chaine hifi. Vengeance personnelle ? Acte terroriste ? Toutes les hypothèses sont envisagées. Quelques mois plus tôt, un scandale de fausses factures avait ainsi éclaboussé le Sicapg. Mais il ne concernait pas Christophe Priou... Quant à la piste des indépendantistes bretons, elle ne fait pas long feu. Les policiers tournent en rond, quand, à court d'idées, ils décident de se pencher sur une hypothèse, à priori, peu convaincante : celle d'une mesquine rancœur électorale. Une rancœur qui ronge un jeune homme prêt à tout pour faire carrière en politique ! Les policiers sont sur le point de résoudre l'affaire du Sicapg. Ils ignorent encore que l'homme n'en est pas à son coup d'essai lorsqu'il s'agit d'éliminer ceux qui se mettent en travers de sa route.

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Ulrich Muenstermann - L'homme qui avait peur des femmes
Épisode 12 · Ulrich Muenstermann - L'homme qui avait peur des femmes
02/03/2014 · 1h 30

C’est sa mère qui a découvert son corps, un matin de mai 1989. Sylvie Baton avait 24 ans. Elle gisait, à moitié immergée, dans sa baignoire ; les poignets et les chevilles attachés, le visage déformé par les coups. L’étudiante a été violée, frappée et étouffée, dans la maison de gardien qu’elle occupait, à Avallon, avec son petit ami, Carlos. La porte d’entrée n’a pas été fracturée. Mais Carlos a un alibi. Il était au Portugal depuis quelques jours. Et Sylvie, qui était craintive, n’ouvrait pas à des inconnus. Alors, que s’est-il passé durant la nuit qui a précédé la découverte du drame ? Les gendarmes commencent leurs investigations dans l’entourage de l’étudiante, et placent son frère, Marc, dans leur collimateur. Mais il est vite « détrôné » par l’ancien locataire de la maison de gardien. Un homme qui avait gardé une clé et pouvait donc entrer facilement ... Et comme sur la scène de crime, les enquêteurs ont relevé des cheveux qui lui appartiennent, le juge met cet homme en examen pour viol et homicide volontaire. Direction : la prison, où il va rester 19 mois ! Un an et demi de détention provisoire, avant que d’autres experts n’infirment les premières analyses de cheveux et ne l’innocentent ! Pour les enquêteurs, c’est un retour à la case départ... Et le dossier Sylvie Baton va « traîner » pendant près de 18 ans. Jusqu’à ce qu’un cinquième juge d’instruction, ne décide de faire réexaminer des scellés : Une couverture, promise à la destruction, et oubliée dans les caves du Palais de justice. Le labo examine alors toute l’étoffe, fibre par fibre et découvre un ADN. L’empreinte génétique est inconnue du fichier national, mais le juge, qui tente le tout pour le tout, transmet le code à Interpol. Et ça matche ! Loin d’Avallon ! En fait, Sylvie Baton a été victime d’un serial killer...

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Anne-Marie Le Couviour - La mort en héritage
Épisode 13 · Anne-Marie Le Couviour - La mort en héritage
09/03/2014 · 1h 30

Les gyrophares des pompiers balayent les grands arbres du Moulin de la Chênaie. Son propriétaire, Eugène Le Couviour, vient d'appeler les secours. Sa femme est morte ; tuée par des cambrioleurs. La famille Le Couviour, tout le monde la connaît dans le Morbihan. Eugène a 90 ans. Il a été longtemps élu et il fait partie des grosses fortunes locales. Quand il a revendu son entreprise de lits hospitaliers, en 1991, l'homme a gagné beaucoup d'argent. Alors, le décès brutal de sa femme fait les gros titres de la presse. D'autant qu'Anne-Marie Le Couviour est morte dans de curieuses circonstances. Les cambrioleurs lui ont masqué le visage, avec près de 10 mètres de ruban adhésif ; obstruant ses yeux, mais aussi son nez et sa bouche ! Ses agresseurs ne lui ont laissé aucune chance. Elle s'est asphyxiée. Eugène, qui était aussi chez lui, au moment du cambriolage, ne présente que des ecchymoses et semble avoir été traité avec plus d'égards. Les enquêteurs sont perplexes. Pourquoi les cambrioleurs ont-ils traité aussi différemment les deux époux? Et surtout, pourquoi se sont-ils contentés de quelques bijoux, sans même prendre la peine de fouiller la maison ? C'est un coup de fil anonyme qui corrobore encore leurs intuitions. Il ne s'agit pas d'un simple cambriolage, explique ce mystérieux interlocuteur. Ce vol n'est qu'un leurre pour dissimuler l'assassinat d'Anne-Marie Le Couviour. Et l'homme leur livre un nom... Les gendarmes attrapent le fil, sans imaginer qu'ils vont ainsi "remonter" quatre personnes ! Deux tueurs, un intermédiaire et ... une commanditaire ! C'est une des belles-filles qui aurait fomenté le crime pour préserver l'héritage. Une belle-fille, oui, mais laquelle ? Eugène et Anne-Marie avaient deux fils et une fille, chacun. Des enfants issus d'un premier mariage. Ce qui fait donc cinq belles-filles pour Anne-Marie. Et cinq suspectes pour les gendarmes !... Au fil de l'enquête, c'est finalement, Josiane, l'épouse d'un des fils d'Eugène, qui retient leur attention. Mais cette chrétienne fervente et charitable aurait-elle pu vraiment faire assassiner sa belle-mère ? Lorsque son procès s'ouvre, le 22 mai 2012, l'accusée bénéficie d'un soutien inattendu... celui d'Eugène Le Couviour !.

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La tuerie de Monfort
Épisode 15 · La tuerie de Monfort
06/04/2014 · 1h 30

C'est un couple de Hollandais qui appelle les gendarmes à l'aide, le 22 mai 1999. Parce qu'ils viennent de découvrir le corps sans vie d'un de leurs amis. Johan Nieuwenhuis est mort, dans une grande bâtisse de Montfort, un petit village du Gers. Il y passait quelques jours avec sa femme, Dorothéa, pour aider son beau-frère et sa belle-soeur à retaper leur maison de vacances. Et maintenant, il git par terre, dans la cuisine, les pieds et les poings ligotés par un ruban adhésif... A leur arrivée, les gendarmes poursuivent la visite de la maison où ils découvrent rapidement le reste de la famille. Marianne Van Hulst, la propriétaire, est étendue sur son lit. Ligotée et égorgée. Sa soeur, Dorothéa, a subi le même sort dans la chambre voisine. Quant à Artie Van Hust, les gendarmes retrouvent son corps, criblé de balles, dans l'atelier qui jouxte la maison. Les victimes, toutes Hollandaises, avaient une cinquantaine d'années. L'enquête commence. Dans la presse, l'affaire devient "la tuerie de Montfort" et entache la douce tranquillité gersoise qu'Etienne Chatiliez célébrait dans "Le bonheur est dans le pré". Les experts, qui passent la scène de crime au peigne fin comprennent que Johan a été torturé à l'arme blanche. Ils ramassent les bourres des cartouches tirées dans la cuisine, relèvent des empreintes digitales sur les lambeaux de ruban adhésif ainsi que la trace d'une semelle. Toutes les cartes bleues des Hollandais ont disparu. Et quelqu'un vide allègrement les comptes bancaires ! Voilà les éléments avec lesquels les gendarmes devront travailler. Dès lors, toutes les hypothèses sont envisagées : du règlement de compte au crime de rôdeur... Les gendarmes traversent même la frontière sur la piste d'un "tueur fou" allemand qui a commis quatre crimes semblables outre Rhin. Avant de se concentrer sur une piste locale. Celle d'un homme qui s'est de lui-même présenté à la gendarmerie, au lendemain de la découverte de la tuerie, pour aider les enquêteurs. Mais encore faut-il prouver qu'il est bien l'auteur de ce carnage ! Et expliquer comment il aurait pu tenir en joue quatre adultes bien portants, tout en les ficelant au ruban adhésif les uns après les autres. Malgré l'accumulation d'éléments à charge, l'homme crie à l'erreur judiciaire, jusque dans le bureau du juge où il s'entaille la gorge pour mieux le convaincre de son innocence ! Quant à ses avocats, deux ténors du barreau, ils remuent ciel et terre pour arracher leur client des griffes de la justice. Devant les micros, Maître Gilbert Collard invoque même l'affaire Omar Raddad ! Après deux procès et une condamnation, la tuerie de Montfort garde ses parts d'ombre et reste l'une des affaires criminelles les plus curieuses de ces quinze dernières années.

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Jean-Etienne Subercaze - Le diabolique
Épisode 17 · Jean-Etienne Subercaze - Le diabolique
27/04/2014 · 1h 30

Ce 14 février 1992, il est environ huit heures lorsque les policiers de Bayonne découvrent un antiquaire étendu sur le sol de sa boutique. L'homme a reçu trois balles dont deux tirées à bout portant à l'aide d'un pistolet automatique 7,65. Une arme qui aurait déjà servi à agresser un autre commerçant de la région, le 17 décembre 1991. A l'époque, un individu cagoulé s'était introduit dans le magasin d'un parfumeur et l'avait menacé en lui demandant de l'argent. La victime s'en était sortie avec une jambe brisée. Le malfaiteur avait pris la fuite... Mais faute d'éléments, les deux affaires finissent par être classées. Les enquêteurs sont bien loin d'imaginer qu'ils vont croiser à nouveau la route de l'agresseur de commerçants... Et que c'est une disparition qui les ramènera par hasard sur le dossier, six ans plus tard ! Cette disparition, c'est celle d'une jeune institutrice de 36 ans et de son ami Guy, un brocanteur de 51 ans. Les gendarmes enquêtent sur l'affaire, quand un nouveau cas de "saussiçonnage" et de braquage de commerçants leur est signalé. C'est là que la jonction s'opère petit à petit entre les dossiers. Grâce à la téléphonie et à une femme : une certaine Dorothée Leven... Cette mère de deux enfants a travaillé quelques années à la SCNF. Elle est divorcée, mais toujours très liée à son ex mari : Jean-Etienne Subercaze, un homme autoritaire et charismatique. Ensemble, ils volaient des chéquiers. Un business qui leur aurait rapporté 73 000 euros ! L'une de leurs filles, elle, dérobait des sacs à main sur les plages sous la direction de son père. Quant au gendre, il s'est vite adapté aux écarts avec la loi de sa belle famille ! Obsédé par la richesse et "les bourgeois", Subercaze a en effet embarqué tous les siens dans un périple criminel riche de dizaines de cambriolages et plusieurs séquestrations. En 2001, la cour d'assises des Landes a ajouté trois meurtres à ce palmarès !.

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